Install/fr/Partitioning


Note

This is a template that is used as part of the Installation instructions which covers: création et partitionnement des fichiers du système. Templates are being used to allow multiple variant install guides that use most of the same re-usable parts.


Préparation du disque

Introduction

Il fut un temps où il n'y avait qu'une seule façon de démarrer un PC compatible. Tous les postes de travail ainsi que les serveurs utilisaient un BIOS standard. Le Master Boot Records se retrouvait sur tous les disques durs et le partitionnement reposait sur un schéma MBR.

Les temps ont bien changé depuis. La technologie évoluant, de nouveaux firmwares, EFI et UEFI, sont apparus. Ils sont conçus pour amorcer les systèmes d'exploitation et pour prendre en charge le mode de partitionnement GPT. Celui-ci supporte le partitionnement des disques de très grande capacité, 2,2 To et plus. Nous nous retrouvons ainsi devant un large éventail d'options pour démarrer un système d'exploitation. Ce qui était jadis unique et simple apporte maintenant son lot de complexité.

Regardons d'un peu plus près les options d'amorçage disponibles. Ce guide d'installation utilise et recommande la méthode dite de la vieille école, soit le démarrage BIOS et le partitionnement MBR. Il n'y a rien de mal là-dedans et ça fonctionne. Si vos disques sont d'une capacité de stockage de 2 To et moins, vous n'aurez aucune contrainte à en utiliser toute leur capacité.

Il y a toutefois des situations où la méthode dite de la vieille école ne se révèle pas optimale. Par exemple, si vous possédez un disque d'une capacité de stockage supérieure à 2 To, le mode de partitionnement MBR vous empêche de profiter de toute cette capacité. Il y a aussi des PC dont la carte mère ne reconnaît pas l'amorçage BIOS. Pour ces raisons, ce guide d'installation traite également de la méthode d'amorçage UEFI.

Nous continuons à recommander la méthode d'amorçage BIOS et le partitionnement MBR sauf si vous avez des raisons de procéder autrement. Nous appelons cette méthode la méthode BIOS + GRUB(MBR). C'est la façon traditionnelle de mettre en place un mécanisme d'amorçage Linux.

Si vous devez utiliser le mode UEFI pour démarrer, nous recommandons de ne pas utiliser le partitionnement MBR. Certaines cartes mère le supportent mais d'autres non. Nous recommandons plutôt l'utilisation de UEFI pour amorcer GRUB qui en retour lancera Linux. Nous référons à cette méthode en l'appelant UEFI + GRUB(GPT).

La grande question est : quelle méthode d'amorçage dois-je utiliser ?. En voici la réponse.

Principe #1 - Vieille école
Si vous démarrez votre PC en amorçant sur System Rescue CD et que vous voyez un menu bleu pâle, c'est que l'amorçage se fait en mode BIOS. Cela signifie que vous pouvez lancer Funtoo Linux en utilisant BIOS. Allez-y avec la méthode dite de la vieille école. Par contre si le disque dur est d'une capacité de 2,2 To et plus, il faut alors y aller avec la méthode dite de la nouvelle école. Appliquez le principe #2.
Principe #2 - Nouvelle école
Le système sur la carte mère est conçu pour le support UEFI quand l'amorçage avec System Rescue CD affiche un menu en noir et blanc. Vous pouvez donc installer Funtoo Linux avec une configuration d'amorçage en mode UEFI. Vous pourriez être capable de configurer un amorçage en mode BIOS, mais essayez UEFI en premier. Fouillez un peu dans la configuration BIOS pour faire les ajustements nécessaires.
Quelle est la grande différence entre Vieille école et Nouvelle école ?
Quand vous appliquez la méthode vieille école, partitionnement MBR, votre partition /boot sera formatée avec le système de fichiers ext2 et les partitions seront créées avec l'utilitaire fdisk. Quand vous y allez avec la méthode nouvelle école, partitionnement GPT et amorçage UEFI, votre partition /boot sera formaté au système de fichiers vfat car UEFI ne reconnaît que celui-ci. Vous utilisez l'utilitaire gdisk pour créer vos partitions selon le mode de partitionnement GPT. L'installation de l'amorceur GRUB se réalise différemment dans le cas d'un démarrage UEFI.

Note

Certaines cartes mère semblent supporter UEFI, mais ne le font pas. Faites quelques recherches. Par exemple, une carte mère va permettre d'amorcer un système en mode UEFI si vous démarrez le PC à partir d'un CD/DVD amorçable. Cette même carte mère refusera d'amorcer la machine en mode UEFI quand le démarrage se fait à partir du disque dur. Cela nous amène à un troisième principe : il faut connaître notre matériel.

(BIOS/MBR) Méthode dite de la vieille école

Note

Appliquez cette méthode si vous démarrez en mode BIOS et si le menu initial de System Rescue CD est bleu pâle. Si vous devez plutôt appliquer la méthode dite de la vieille école, cliquez ici.

Préparation

Vous assurer que vous partitionnerez le bon disque s'avère une très bonne idée. Lancez cette commande et vérifiez que /dev/sda est le dique visé par le partitionnement:

# fdisk -l /dev/sda

Disk /dev/sda: 640.1 GB, 640135028736 bytes, 1250263728 sectors
Units = sectors of 1 * 512 = 512 bytes
Sector size (logical/physical): 512 bytes / 512 bytes
I/O size (minimum/optimal): 512 bytes / 512 bytes
Disk label type: gpt


#         Start          End    Size  Type            Name
 1         2048   1250263694  596.2G  Linux filesyste Linux filesystem

Une recommandation dicte que vous devez effacer toute trace d'une table de partitions existante, MBR ou GPT. Vous prévenez ainsi toute confusion de la part du système BIOS lors du démarrage. Nous lançonssgdisk pour achever cette tâche.

Warning

Cette opération rend impossible l'accès au contenu du disque. Sauvegardez vos données importantes et critiques.

# sgdisk --zap-all /dev/sda

Creating new GPT entries.
GPT data structures destroyed! You may now partition the disk using fdisk or
other utilities.

Ne vous préoccupez pas du message suivant. La commande a effectué la requête avec succès.

***************************************************************
Found invalid GPT and valid MBR; converting MBR to GPT format
in memory. 
***************************************************************
Partitionnement

Maintenant utilisons fdisk pour créer les partitions et la table de partitions MBR:

Note

Vous pouvez séparer les données du système de vos données personnelles en créant une partition /home en plus de la partition racine.

# fdisk /dev/sda

Dans le shell fdisk, suivez ces étapes:

Vidage de la table des partitions:

Command (m for help): o ↵

Création de la partition 1 (boot):

Command (m for help): n ↵
Partition type (default p): 
Partition number (1-4, default 1): 
First sector: 
Last sector: +128M ↵

Création de la partition 2 (swap):

Command (m for help): n ↵
Partition type (default p): 
Partition number (2-4, default 2): 
First sector: 
Last sector: +2G ↵
Command (m for help): t ↵ 
Partition number (1,2, default 2): 
Hex code (type L to list all codes): 82 ↵

Création de la partition racine:

Command (m for help): n ↵
Partition type (default p): 
Partition number (3,4, default 3): 
First sector: 
Last sector: 

Vérification de la table des partitions:

Command (m for help): p

Disk /dev/sda: 298.1 GiB, 320072933376 bytes, 625142448 sectors
Units: sectors of 1 * 512 = 512 bytes
Sector size (logical/physical): 512 bytes / 512 bytes
I/O size (minimum/optimal): 512 bytes / 512 bytes
Disklabel type: dos
Disk identifier: 0x82abc9a6

Device    Boot     Start       End    Blocks  Id System
/dev/sda1           2048    264191    131072  83 Linux
/dev/sda2         264192   4458495   2097152  82 Linux swap / Solaris
/dev/sda3        4458496 625142447 310341976  83 Linux

Enregistrement de la table des partitions:

Command (m for help): w

Note

Partitionnement terminé! Maintenant allez à Création des systèmes de fichier.

(UEFI/GPT) Méthode dite de la nouvelle école

Note

Appliquez cette méthode si vous démarrez en mode UEFI et que le menu initial de System Rescue CD s'affiche en noir et blanc.

Les commandes gdisk pour créer une table de partitions GPT sont présentées ci-après. Adaptez les tailles si nécessaire bien que les valeurs par défaut répondent aux besoins de la majorité des utilisateurs . Lancez gdisk:

Note

Vous pouvez séparer les données du système de vos données personnelles en créant une partition /home en plus de la partition racine.

# gdisk

Dans le shell gdisk, suivez ces étapes:

Création d'une table de partitions vide (Ceci effacera toutes les données du disque quand la table sera enregistrée):

Command: o ↵
This option deletes all partitions and creates a new protective MBR.
Proceed? (Y/N): y ↵

Création de la partition 1 (boot):

Command: n ↵
Partition Number: 1 ↵
First sector: 
Last sector: +500M ↵
Hex Code: 

Création de la partition 2 (swap):

Command: n ↵
Partition Number: 2 ↵
First sector: 
Last sector: +4G ↵
Hex Code: 8200 ↵

Création de la partition 3 (root):

Command: n ↵
Partition Number: 3 ↵
First sector: 
Last sector:  (for rest of disk)
Hex Code: 

Pendant que vous y êtes, tapez "p" pour consulet la table de partitions courante. Si vous avez commis une erreur, tapez "d" pour supprimer la partition que vous avez créée. Quand votre partitionnement vous satisfait, tapez "w" pour enregistrer le partitionnement:

Enregistrement de la table des partitions:

Command: w ↵
Do you want to proceed? (Y/N): Y ↵

Les partitions ayant été créées, elles corresponderont aux unités périphériques suivantes:

  • /dev/sda1, partition /boot,
  • /dev/sda2, partition de pagination.
  • /dev/sda3, partition racine.

Création des systèmes de fichier (formatage)

Note

Ce qui suit s'applique autant aux partitions BIOS qu'aux partitions GPT.

Avant de pouvoir utiliser les partitions nouvellement créées, il faut leur attribuer un système de fichiers. Ce procédé se nomme le formatage. Quand celui-ci aura été complété, vous pourrez attacher les périphériques au système et vous en servir.

Avez-vous créé vos partitions en suivant les directives du modèle BIOS? Si oui, /dev/sda1 sera formaté avec le système de fichiers ext2:

# mkfs.ext2 /dev/sda1

Sinon, /dev/sda1 sera formaté avec le système de fichiers vfat:

# mkfs.vfat -F 32 /dev/sda1

Passons maintenant à la partition de pagination. Elle sert de mémoire virtuelle au système d'exploitation.

Vous ne formatez pas cette partition avec un système de fichiers car aucun fichier n'y sera enregistré. Il faut quand même l'initialiser avec la commande mkswap. Nous utilisons ensuite la commande swapon pour la rendre disponible au cas où nous en aurions besoin au cours de l'installation de Funtoo Linux:

# mkswap /dev/sda2
# swapon /dev/sda2

Il nous reste maintenant à affecter un système de fichiers à la partition racine. La recommandation générale est ext4 ou XFS. Avez-vous un doute, êtes-vous incertain, alors utiliser le système de fichiers ext4:

# mkfs.ext4 /dev/sda3

Mais si vous optez pour XFS, alors procédez ainsi:

# mkfs.xfs /dev/sda3

Partitions du système et partition de pagination étant prêtes, vous pouvez maintenant les ajouter à vos unités périphériques courantes et commencez l'installation de Funtoo Linux.

Warning

Quand vous implantez un environnement OpenVZ, veuillez vous en tenir au système de fichiers ext4. Les versions actuelles de openvz-rhel6-stable ne sont pas compatibles avec XFS et vous pourriez rencontrer des bogues avec le noyau.

Montage des partitions

Créez un point de montage pour Funtoo Linux et attachez les partitions du nouveau système d'exploitation à installer:

# mkdir /mnt/funtoo
# mount /dev/sda3 /mnt/funtoo
# mkdir /mnt/funtoo/boot
# mount /dev/sda1 /mnt/funtoo/boot

N'oubliez pas de monter la partition <code/home</code> ou autres partitions additionnelles que vous auriez créées:

# mkdir /mnt/funtoo/home
# mount /dev/sda4 /mnt/funtoo/home

Si vous avez créé des partitions /tmp ou /var/tmp assurez-vous que les permissions d'écriture sont entièrement appliquées:

# chmod 1777 /mnt/funtoo/tmp