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Latest revision as of 18:11, December 22, 2014

Installation de Funtoo Linux

Introduction

Warning

Ce document peut contenir des liens vers des pages en Anglais.

Ce document a été rédigé afin de vous aider à installer Funtoo Linux sur un PC compatible. Ce tutoriel se veut le plus simple et minimaliste possible afin que le système d'exploitation Funtoo Linux soit installé et opérationnel le plus rapidement possible et sans trop de difficulté.

Si vous possèdez quelconque expérience avec l'installation de Gentoo Linux, plusieurs étapes vous seront familières. Vous devez cependant passer au travers tout le guide car il y a quelques différences.

Note

Si vous installez Funtoo Linux sur une architecture ARM, s'il vous plaît consuler Funtoo Linux Installation on ARM car il y a des différences notables concernant le support ARM.

Vue d'ensemble de l'installation

Voici une vue d'ensemble de base de l'installation de Funtoo Linux:

  1. Téléchargement et démarrage sur le Live CD de votre choix.
  2. Préparation du disque dur.
  3. Création et montage des fichiers du système.
  4. Installation de l'archive du stage 3 de Funtoo de votre choix.
  5. Chroot dans le nouveau système.
  6. Téléchargement de Portage.
  7. Configuration du système et de l'accès au réseau.
  8. Installation du noyau.
  9. Installation du chargeur d'amorçage.
  10. Complétion de l'installation et redémarrage.


Live CD

Funtoo ne fournit pas un Live CD officiel. Nous recommandons l'utilisation de System Rescue CD, un Live CD basé sur le sysème d'exploitation Gentoo. Il s'agit d'un Live CD offrant des utilitaires et des outils de toutes sortes et il supporte autant les systèmes d'architecture 32-bit que 64-bit. Téléchargez-le en allant à cette adresse :

http://www.sysresccd.org/Download

Note

Si vous utilisez une vieille version de System Rescue CD, assurez-vous de sélectionner l'option rescue64 du menu de démarrage si vous installez un système 64-bit. Par défaut, System Rescue CD démarre en mode 32-bit bien que la dernière version tente de détecter automatiquement un processeur d'architecture 64-bit.

Préparation du disque

Introduction

Il fut un temps où il n'y avait qu'une seule façon de démarrer un PC compatible. Tous les postes de travail ainsi que les serveurs utilisaient un BIOS standard. Le Master Boot Records se retrouvait sur tous les disques durs et le partitionnement reposait sur un schéma MBR.

Les temps ont bien changé depuis. La technologie évoluant, de nouveaux firmwares, EFI et UEFI, sont apparus. Ils sont conçus pour amorcer les systèmes d'exploitation et pour prendre en charge le mode de partitionnement GPT. Celui-ci supporte le partitionnement des disques de très grande capacité, 2,2 To et plus. Nous nous retrouvons ainsi devant un large éventail d'options pour démarrer un système d'exploitation. Ce qui était jadis unique et simple apporte maintenant son lot de complexité.

Regardons d'un peu plus près les options d'amorçage disponibles. Ce guide d'installation utilise et recommande la méthode dite de la vieille école, soit le démarrage BIOS et le partitionnement MBR. Il n'y a rien de mal là-dedans et ça fonctionne. Si vos disques sont d'une capacité de stockage de 2 To et moins, vous n'aurez aucune contrainte à en utiliser toute leur capacité.

Il y a toutefois des situations où la méthode dite de la vieille école ne se révèle pas optimale. Par exemple, si vous possédez un disque d'une capacité de stockage supérieure à 2 To, le mode de partitionnement MBR vous empêche de profiter de toute cette capacité. Il y a aussi des PC dont la carte mère ne reconnaît pas l'amorçage BIOS. Pour ces raisons, ce guide d'installation traite également de la méthode d'amorçage UEFI.

Nous continuons à recommander la méthode d'amorçage BIOS et le partitionnement MBR sauf si vous avez des raisons de procéder autrement. Nous appelons cette méthode la méthode BIOS + GRUB(MBR). C'est la façon traditionnelle de mettre en place un mécanisme d'amorçage Linux.

Si vous devez utiliser le mode UEFI pour démarrer, nous recommandons de ne pas utiliser le partitionnement MBR. Certaines cartes mère le supportent mais d'autres non. Nous recommandons plutôt l'utilisation de UEFI pour amorcer GRUB qui en retour lancera Linux. Nous référons à cette méthode en l'appelant UEFI + GRUB(GPT).

La grande question est : quelle méthode d'amorçage dois-je utiliser ?. En voici la réponse.

Principe #1 - Vieille école
Si vous démarrez votre PC en amorçant sur System Rescue CD et que vous voyez un menu bleu pâle, c'est que l'amorçage se fait en mode BIOS. Cela signifie que vous pouvez lancer Funtoo Linux en utilisant BIOS. Allez-y avec la méthode dite de la vieille école. Par contre si le disque dur est d'une capacité de 2,2 To et plus, il faut alors y aller avec la méthode dite de la nouvelle école. Appliquez le principe #2.
Principe #2 - Nouvelle école
Le système sur la carte mère est conçu pour le support UEFI quand l'amorçage avec System Rescue CD affiche un menu en noir et blanc. Vous pouvez donc installer Funtoo Linux avec une configuration d'amorçage en mode UEFI. Vous pourriez être capable de configurer un amorçage en mode BIOS, mais essayez UEFI en premier. Fouillez un peu dans la configuration BIOS pour faire les ajustements nécessaires.
Quelle est la grande différence entre Vieille école et Nouvelle école ?
Quand vous appliquez la méthode vieille école, partitionnement MBR, votre partition /boot sera formatée avec le système de fichiers ext2 et les partitions seront créées avec l'utilitaire fdisk. Quand vous y allez avec la méthode nouvelle école, partitionnement GPT et amorçage UEFI, votre partition /boot sera formaté au système de fichiers vfat car UEFI ne reconnaît que celui-ci. Vous utilisez l'utilitaire gdisk pour créer vos partitions selon le mode de partitionnement GPT. L'installation de l'amorceur GRUB se réalise différemment dans le cas d'un démarrage UEFI.
Note

Certaines cartes mère semblent supporter UEFI, mais ne le font pas. Faites quelques recherches. Par exemple, une carte mère va permettre d'amorcer un système en mode UEFI si vous démarrez le PC à partir d'un CD/DVD amorçable. Cette même carte mère refusera d'amorcer la machine en mode UEFI quand le démarrage se fait à partir du disque dur. Cela nous amène à un troisième principe : il faut connaître notre matériel.

(BIOS/MBR) Méthode dite de la vieille école

Note

Appliquez cette méthode si vous démarrez en mode BIOS et si le menu initial de System Rescue CD est bleu pâle. Si vous devez plutôt appliquer la méthode dite de la vieille école, cliquez ici.

Préparation

Vous assurer que vous partitionnerez le bon disque s'avère une très bonne idée. Lancez cette commande et vérifiez que /dev/sda est le dique visé par le partitionnement:

# fdisk -l /dev/sda

Disk /dev/sda: 640.1 GB, 640135028736 bytes, 1250263728 sectors
Units = sectors of 1 * 512 = 512 bytes
Sector size (logical/physical): 512 bytes / 512 bytes
I/O size (minimum/optimal): 512 bytes / 512 bytes
Disk label type: gpt


#         Start          End    Size  Type            Name
 1         2048   1250263694  596.2G  Linux filesyste Linux filesystem

Une recommandation dicte que vous devez effacer toute trace d'une table de partitions existante, MBR ou GPT. Vous prévenez ainsi toute confusion de la part du système BIOS lors du démarrage. Nous lançonssgdisk pour achever cette tâche.

Warning

Cette opération rend impossible l'accès au contenu du disque. Sauvegardez vos données importantes et vitales.

# sgdisk --zap-all /dev/sda

Creating new GPT entries.
GPT data structures destroyed! You may now partition the disk using fdisk or
other utilities.

Ne vous préoccupez pas du message suivant. La commande a effectué la requête avec succès.

***************************************************************
Found invalid GPT and valid MBR; converting MBR to GPT format
in memory. 
***************************************************************
Partitionnement

Maintenant utilisons fdisk pour créer les partitions et la table de partitions MBR:

Note

Vous pouvez séparer les données du système de vos données personnelles en créant une partition /home en plus de la partition racine.

# fdisk /dev/sda

Dans le shell fdisk, suivez ces étapes:

Vidage de la table des partitions:

Command (m for help): o ↵

Création de la partition 1 (boot):

Command (m for help): n ↵
Partition type (default p): 
Partition number (1-4, default 1): 
First sector: 
Last sector: +128M ↵

Création de la partition 2 (swap):

Command (m for help): n ↵
Partition type (default p): 
Partition number (2-4, default 2): 
First sector: 
Last sector: +2G ↵
Command (m for help): t ↵ 
Partition number (1,2, default 2): 
Hex code (type L to list all codes): 82 ↵

Création de la partition racine:

Command (m for help): n ↵
Partition type (default p): 
Partition number (3,4, default 3): 
First sector: 
Last sector: 

Vérification de la table des partitions:

Command (m for help): p

Disk /dev/sda: 298.1 GiB, 320072933376 bytes, 625142448 sectors
Units: sectors of 1 * 512 = 512 bytes
Sector size (logical/physical): 512 bytes / 512 bytes
I/O size (minimum/optimal): 512 bytes / 512 bytes
Disklabel type: dos
Disk identifier: 0x82abc9a6

Device    Boot     Start       End    Blocks  Id System
/dev/sda1           2048    264191    131072  83 Linux
/dev/sda2         264192   4458495   2097152  82 Linux swap / Solaris
/dev/sda3        4458496 625142447 310341976  83 Linux

Enregistrement de la table des partitions:

Command (m for help): w
Note

Partitionnement terminé! Maintenant allez à Création des systèmes de fichier.

(UEFI/GPT) Méthode dite de la nouvelle école

Note

Appliquez cette méthode si vous démarrez en mode UEFI et que le menu initial de System Rescue CD s'affiche en noir et blanc.

Les commandes gdisk pour créer une table de partitions GPT sont présentées ci-après. Adaptez les tailles si nécessaire bien que les valeurs par défaut répondent aux besoins de la majorité des utilisateurs . Lancez gdisk:

Note

Vous pouvez séparer les données du système de vos données personnelles en créant une partition /home en plus de la partition racine.

# gdisk

Dans le shell gdisk, suivez ces étapes:

Création d'une table de partitions vide (Ceci effacera toutes les données du disque quand la table sera enregistrée):

Command: o ↵
This option deletes all partitions and creates a new protective MBR.
Proceed? (Y/N): y ↵

Création de la partition 1 (boot):

Command: n ↵
Partition Number: 1 ↵
First sector: 
Last sector: +500M ↵
Hex Code: 

Création de la partition 2 (swap):

Command: n ↵
Partition Number: 2 ↵
First sector: 
Last sector: +4G ↵
Hex Code: 8200 ↵

Création de la partition 3 (root):

Command: n ↵
Partition Number: 3 ↵
First sector: 
Last sector:  (for rest of disk)
Hex Code: 

Pendant que vous y êtes, tapez "p" pour consulet la table de partitions courante. Si vous avez commis une erreur, tapez "d" pour supprimer la partition que vous avez créée. Quand votre partitionnement vous satisfait, tapez "w" pour enregistrer le partitionnement:

Enregistrement de la table des partitions:

Command: w ↵
Do you want to proceed? (Y/N): Y ↵

Les partitions ayant été créées, elles corresponderont aux unités périphériques suivantes:

  • /dev/sda1, partition /boot,
  • /dev/sda2, partition de pagination.
  • /dev/sda3, partition racine.

Création des systèmes de fichier (formatage)

Note

Ce qui suit s'applique autant aux partitions BIOS qu'aux partitions GPT.

Avant de pouvoir utiliser les partitions nouvellement créées, il faut leur attribuer un système de fichiers. Ce procédé se nomme le formatage. Quand celui-ci aura été complété, vous pourrez attacher les périphériques au système et vous en servir.

Avez-vous créé vos partitions en suivant les directives du modèle BIOS? Si oui, /dev/sda1 sera formaté avec le système de fichiers ext2:

# mkfs.ext2 /dev/sda1

Sinon, /dev/sda1 sera formaté avec le système de fichiers vfat:

# mkfs.vfat -F 32 /dev/sda1

Passons maintenant à la partition de pagination. Elle sert de mémoire virtuelle au système d'exploitation.

Vous ne formatez pas cette partition avec un système de fichiers car aucun fichier n'y sera enregistré. Il faut quand même l'initialiser avec la commande mkswap. Nous utilisons ensuite la commande swapon pour la rendre disponible au cas où nous en aurions besoin au cours de l'installation de Funtoo Linux:

# mkswap /dev/sda2
# swapon /dev/sda2

Il nous reste maintenant à affecter un système de fichiers à la partition racine. La recommandation générale est ext4 ou XFS. Avez-vous un doute, êtes-vous incertain, alors utiliser le système de fichiers ext4:

# mkfs.ext4 /dev/sda3

Mais si vous optez pour XFS, alors procédez ainsi:

# mkfs.xfs /dev/sda3

Partitions du système et partition de pagination étant prêtes, vous pouvez maintenant les ajouter à vos unités périphériques courantes et commencez l'installation de Funtoo Linux.

Warning

Quand vous implantez un environnement OpenVZ, veuillez vous en tenir au système de fichiers ext4. Les versions actuelles de openvz-rhel6-stable ne sont pas compatibles avec XFS et vous pourriez rencontrer des bogues avec le noyau.

Montage des partitions

Créez un point de montage pour Funtoo Linux et attachez les partitions du nouveau système d'exploitation à installer:

# mkdir /mnt/funtoo
# mount /dev/sda3 /mnt/funtoo
# mkdir /mnt/funtoo/boot
# mount /dev/sda1 /mnt/funtoo/boot

N'oubliez pas de monter la partition /home ou autres partitions additionnelles que vous auriez créées:

# mkdir /mnt/funtoo/home
# mount /dev/sda4 /mnt/funtoo/home

Si vous avez créé des partitions /tmp ou /var/tmp assurez-vous que les permissions d'écriture sont entièrement appliquées:

# chmod 1777 /mnt/funtoo/tmp

Installion du Stage 3

La prochaine étape dans la mise en place de Funtoo Linux consiste à télécharger et à installer le Stage 3. Le Stage 3 fournit un système pré-compilé qui sert de point de départ à l'installation du système d'exploitation Funtoo Linux. Ouvrez une nouvelle fenêtre dans votre navigateur Web en allant à l'une de ces adresses:

Navigons dans les répertoires des miroirs afin de trouver l'archive qui convient à notre installation.

Quelle version choisir?

En cas d'incertitude, sélectionnez funtoo-current.

Funtoo Linux offre différentes variantes de ses versions pré-compilées. En voici une liste ainsi que leur trait distinctif:

VersionDescription
funtoo-currentLa version la plus souvent choisie. Les mises à jour sont fréquentes et rapides. C'est le choix de prédilection de la plupart des utilisateurs d'un poste de travail.
funtoo-current-hardenedSimilaire à funtoo-current, mais construite autour d'un toolchain plus robuste.
funtoo-stableVersion misant sur la fiabilité des paquets, les mises à jour sont moins fréquentes.

Quelle architecture?

En cas d'incertitude, optez pour x86-64bit, ou possiblement pure64 pour l'installation sur un serveur.

Choix disponibles pour les ordinateurs compatibles PC:

ArchitectureDescription
x86-64bitConçu pour les processeurs modernes 64-bit. Utilise un jeu d'instructions et un adressage 64-bit. Demeure compatible avec les applications 32-bit en fournissant le support «multilib».
pure64Conception identique au précédent sans le support 32-bit.
x86-32bitPour les machines 32-bit telles Athlon XP, Pentium 4, ou Atom antérieur.

Moutures 64-bit

À l'intérieur de la section /funtoo-current/x86-64bit/ sur l'un de nos miroirs, vous y verrez plusieurs sous-ensembles de Funtoo Linux 64-bit. Ce sont des Stage 3 spécialement conçus pour tourner sur un type de processeur particulier afin d'offir le meilleur rendement possible. Ces versions pré-compilées du système Funtoo Linux vous font profiter du jeu d'instructions spécifique à chaque processeur.

Si votre processeur est du type AMD, téléchargez un stage3 d'un des répertoires generic_64, amd64-k8, amd64-k10, amd64-bulldozer, amd64-piledriver, amd64-steamroller ou amd64-jaguar. Voir notre liste de moutures 64-bit AMD pour obtenir de l'aide sur le choix de la mouture qui vous convient le mieux.

Si votre processeur est du type Intel, téléchargez un stage3 d'un des répertoires generic_64, atom_64, core2_64 ou corei7. La mouture corei7 convient parfaitement aux processeurs Intel dernier cri, incluant Core i3 et Core i5 ainsi que plusieurs Xeons. Voir notre liste de moutures Intel 64-bit pour vous aider à faire un choix judicieux.

Pour les processeurs 32-bit, téléchargez un stage3 d'un des répertoires generic_32, i686, core2_32, atom_32 ou athlon-xp.

Réglage de la date

Important

Il y a des risques que Portage ne télécharge pas correctement l'archive du fichier d'installation quand la date du système s'éloigne trop de la date courante, voire des mois ou des années. Cela en raison du fait que certains sources sont téléchargés via HTTPS qui utilise des certificats SSL. Ces certificats fournissent une date d'activation et une date d'expiration. Cependant, si l'écart n'est pas trop prononcé, vous pouvez probablement ignorer cette étape pour l'instant.

Vérifions maintenant si l'heure et la date sont conformes aux valeurs UTC. Utilisez la commande date pour vérifier le tout:

# date
lundi 22 décembre 2014, 09:06:06 (UTC-0500)

Si vous devez corriger les date et heure, utilisez cette forme de la commande date: date MMDDhhmmYYYY, en gardant à l'esprit que hhmm représente le format 24 heures.

Une fois le réglage complété, cela constitue une très bonne idée que d'initialiser l'horloge matérielle avec l'heure UTC:

# hwclock --systohc

Téléchargement du Stage3

Une fois à la racine du système Funtoo Linux, utilisez l'utilitaire wget pour télécharger l'archive Stage 3 que vous avez choisie pour votre système Funtoo Linux. Le fichier sera enregistré ainsi dans le dossier /mnt/funtoo:

# cd /mnt/funtoo
# wget http://build.funtoo.org/funtoo-current/x86-64bit/generic_64/stage3-latest.tar.xz

Souvenez-vous qu'un système 64-bit exécute autant les jeux d'instructions 64-bit que 32-bit. Par contre un système 32-bit n'exécute que les jeux d'instructions 32-bit. Assurez-vous également de choisir un Stage 3 conçu spécifiquement pour votre type de processeur. Si vous avez quelque incertitude, misez sur un choix sûr en téléchargeant un Stage 3 generic_64 ou generic_32 selon le cas.

Extrayez le contenu du fichier d'archive avec la commande suivante:

# tar xpf stage3-latest.tar.xz
Important

Il est très important d'utiliser l'option "p". Elle instruit tar de préserver les permissions et les droits de propriété qui existent dans l'archive. Autrement les permissions d'accès aux fichiers seront incorrectes.


Chroot dans l'environnement Funtoo

Avant de passer à la racine du nouveau système, nous devons en compléter son environnement opérationnel. Il lui faut des informations sur les périphériques et autres composants matériels. Ajoutons-lui les fichiers de système nécessaires:

# cd /mnt/funtoo
# mount -t proc none proc
# mount --rbind /sys sys
# mount --rbind /dev dev

Nous aurons également besoin d'un accès au réseau. Copions le fichier resolv.conf afin de résoudre le nom de domaine (DNS):

# cp /etc/resolv.conf etc

Nous sommes maintenant en mesure de passer à la racine de l'environnement fermé, c'est à dire à la racine du système Funtoo Linux. La commande env assure que les variables d'environnement du système hôte, System Rescue CD, ne sont pas utilisées par le nouveau système:

# env -i HOME=/root TERM=$TERM chroot . bash -l
Note

Aux utilisateur d'un Live CD tournant sur un noyau 64-bit et installant un système 32-bit: Certains logiciels peuvent utiliser uname -r pour vérifier la présence d'un système 32-bit ou 64-bit. Vous pouvez ajouter linux32 à la commande chroot à titre de solution de contournement, mais ce n'est généralement pas nécessaire.

Important

Si le message d'erreur "chroot: failed to run command `/bin/bash': Exec format error" s'affiche, il est fort probable qu'un noyau 32-bit essaie d'exécuter du code 64-bit. SystemRescueCd démarre en mode 32-bit par défaut.

Modifiez l'invite de commande de l'environnement chrooté afin qu'elle indique que le terminal est bel et bien dans cet environnement. Cela évite beaucoup de confusion si vous avez à changer de terminal. Exécutez cette commande:

# export PS1="(chroot) $PS1"

Il est maintenant temps de configurer Funtoo Linux afin qu'il démarre avec succès lorsque le PC redémarrera avec celui-ci.


Téléchargement de l'arbre Portage

Note

Voir Installing Portage From Snapshot pour une méthode d'installation alternative.

Nous installons maintenant une copie du répertoire Portage. Il contient des scripts nommés «ebuilds». Ceux-ci indiquent à Portage comment installer les paquets logiciels. Lancez la commande emerge --sync dans votre terminal chroot pour créer le répertoire Portage. Cela se réalise par le clonage de l'arbre Portage qui se trouve à cette adresse: GitHub:

(chroot) # emerge --sync
Important

Si vous recevez un message d'erreur lors du lancement de emerge --sync dû à des restrictions d'accès au protocole SYNC, modifiez la variable SYNC dans le fichier /etc/make.conf en lui affectant la valeur suivante:

SYNC="https://github.com/funtoo/ports-2012.git"

Configuration du système

Comme toutes les distributions Linux, Funtoo Linux possède son lot de fichiers de configuration. Un fichier qui ne doit en aucun cas échapper à votre attention est /etc/fstab. À défaut de le configurer correctement, Funtoo Linux refusera de démarrer.

L'éditeur nano

L'éditeur de texte disponible dans l'environnement «chroot» se nomme nano. Pour éditer l'un des fichiers ci-dessous, vous le lancez ainsi:

(chroot) # nano -w /etc/fstab
Note

L'argument w prévient le retour à la ligne automatique. On le recommande lors de l'édition de fichiers de configuration. Cela évite la possible insertion de caractères étrangers générant une erreur à l'exécution du contenu.

Utilisez les touches fléchées pour vous déplacez dans l'éditeur. Les touches telles «backspace» et «delete» réagissent tel que prévu. Appuyez sur Ctrl+X pour sauvegarder le fichier en quittant l'éditeur.

Fichiers de configuration

Voici une liste de fichiers de configuration à éditer pour modification selon vos besoins:

Fichier Dois-je le modifier? Description
/etc/fstab Oui - requis Instructions de montage de vos partitions lors du démarrage.
/etc/localtime Recommandé Votre fuseau horraire. Lien symbolique vers /usr/share/zoneinfo (i.e. /usr/share/zoneinfo/America/Toronto)
/etc/portage/make.conf Recommandé Paramètres utilisés par gcc (compilateur), portage, et make.
/etc/conf.d/hostname Recommandé Sert à affecter un nom à la machine.
/etc/conf.d/keymaps Optionnel Fichier de configuration pour le mappage du clavier. À modifier si votre clavier n'est pas US.
/etc/conf.d/hwclock Optionnel Fichier de configuration de l'horloge du système.
/etc/conf.d/modules Optionnel Modules du noyau à charger automatiquement au démarrage. Voir Additional Kernel Resources pour plus de détails.
/etc/conf.d/consolefont Optionnel Définition de la police d'affichage en console. Le service consolefont doit être actif. Démarrez-le ainsi: rc-update add consolefont.
/etc/locale.gen Recommandé Fichier de configuration du support linguistique.
profiles Optionnel Réglages pour Portage.
Warning

Éditez le fichier etc/fstab avant de redémarrer. Vous devez modifier le contenu des colonnes «fs» et «type» afin qu'il soit conforme aux partitions et aux systèmes de fichiers que vous avez créés avec gdisk ou fdisk. Vous pourriez être incapale de lancer Funtoo Linux en passant outre à cette étape.

/etc/fstab

La commande mount lit le fichier /etc/fstab lors du démarrage du système. Les énoncés de ce fichier fournissent à cette commande des informations à propos des partitions et lui indiquent comment les monter. Éditez le fichier afin que son contenu reflète exactement le partitionnement que vous avez créé plus tôt.

(chroot) # nano -w /etc/fstab
# The root filesystem should have a pass number of either 0 or 1.
# All other filesystems should have a pass number of 0 or greater than 1.
#
# NOTE: If your BOOT partition is ReiserFS, add the notail option to opts.
#
# See the manpage fstab(5) for more information.
#
# <fs>	     <mountpoint>  <type>  <opts>         <dump/pass>

/dev/sda1    /boot         ext2    noauto,noatime 1 2
/dev/sda2    none          swap    sw             0 0
/dev/sda3    /             ext4    noatime        0 1
/dev/sda4    /home         ext4    noatime        0 1
#/dev/cdrom  /mnt/cdrom    auto    noauto,ro      0 0
Note

Ce fichier /etc/fstab montre qu'une partition /home a été créée afin de séparer les données du système, paritition racine, des données personnelles.

Note

Si vous utilisez UEFI, le système de fichiers pour la partition /boot doit être changé pour vfat. Il en va de même pour le système de fichiers ext4 si vous avez formaté les partitions avec un autre système de fichiers, par exemple XFS.

/etc/localtime

/etc/localtime spécifie le fuseau horaire UTC par défaut. Si vous voulez que votre système utilise votre fuseau horaire, remplacez /etc/localtime par un lien symbolique vers le fuseau horaire souhaité.

(chroot) # ln -sf /usr/share/zoneinfo/Canada/Eastern /etc/localtime

Dans l'exemple ci-haut, le fuseau horaire est réglé sur l'heure normale de l'Est (Canada) supportant l'heure d'été. Exécutez la commande ls /usr/share/zoneinfo pour voir les différents fuseaux horaires disponibles.

/etc/make.conf

MAKEOPTS détermine le nombre de compilations en parallèle qui devraient se produire lorsque vous compilez un paquet. Cela peut grandement améliorer le temps de compilation. La règle d'or dicte d'ajouter 1 au nombre de processeurs. À titre d'exemple, si vous avez un processeur double coeur sans [[1]], vous initialiserez MAKEOPTS avec 3:

MAKEOPTS="-j3" 

nproc vous aide à obtenir le nombre de processeurs.

(chroot) # nproc
4
MAKEOPTS="-j5"

Les USE flags servent à préciser les fonctionnalités d'un paquet quand il est compilé. N'en ajoutez pas trop lors de l'installation. Attendez plutôt d'avoir un système fonctionnel avant de les modifier. Un signe moins ("-") devant un USE flag informe Portage de l'ignorer quand il compile le système ou un paquet. Vous trouverez de la documentation sur les USE flags dans le manuel de Gentoo en attendant qu'un guide Funtoo sur les USE flags soit disponible.

LINGUAS indique à Portage dans quelle langue compiler le système et les applications qui utilisent LINGUAS, par exemple LibreOffice). Pour le support en Français:

LINGUAS="fr"

Le fichier peut aussi être référé ainsi: /etc/portage/make.conf. C'est d'ailleurs la nouvelle règle de nommage.

/etc/portage/make.conf (bash source code) - Exemple d'un fichier /etc/make.conf
# These settings were set by the metro build script that automatically built this stage.
# Please consult /etc/portage/make.conf.example for a more detailed example.
 
CFLAGS="-march=corei7 -O2 -pipe"
CXXFLAGS="-march=corei7 -O2 -pipe"
 
# Nombre maximal de compilations simultanées
 
MAKEOPTS="-j5"
 
# Système en Francais
 
LINGUAS="fr"
 
# Messages et info log et affichage
 
PORTAGE_ELOG_CLASSES="log warn error info"
PORTAGE_ELOG_SYSTEM="echo:log,warn save:log,warn,error,info syslog:error"
 
# Maximum de compilations incluant dependances
 
EMERGE_DEFAULT_OPTS="--jobs 5 --load-average 5.0 --with-bdeps y"

/etc/conf.d/hwclock

Si vous installez Funtoo Linux en parallèle avec Windows, vous devez changer la valeur de clock en remplaçant UTC par local. Windows règle l'horloge matérielle à l'heure locale chaque fois que vous lancez Windows.

(chroot) # nano -w /etc/conf.d/hwclock

Autres francisations

Le système Funtoo Linux est livré en Anglais américain. Il supporte la norme de codage UTF-8. Nous devons modifier quelques fichiers afin d'avoir un système qui soit entièrement en Français. Nous avons déjà modifié le fichier /etc/portage/make.conf afin que le système soit compilé en Français. Nous avons toutefois d'autres fichiers à modifier, par exemple pour un clavier français ou canadien-français.

Réglages linguistiques

Il y a deux fichiers de configurations responsable des réglages linguistiques dans Funtoo Linux. L'un est /etc/locale.gen alors que l'autre est /etc/env.d/00basic. Le premier définit la langue comme étant l'Anglais américain. Le second, un fichier par défaut, livré avec le Stage3 , sert à définir la langue à l'échelle du système. Nous ne recommandons pas de l'éditer.

Support canadien-français

Éditons le fichier /etc/locale.gen dans un premier temps:

# nano -w /etc/locale.gen

Spécifiez votre préférence accompagnée du format UTF-8:

/etc/locale.gen
en_US.UTF-8 UTF-8
fr_CA.UTF-8 UTF-8
Warning

Il est fortement recommandé de conserver le réglage par défaut comme alternative.

Générons le tout maintenant:

# locale-gen
 * Generating 2 locales (this might take a while) with 1 jobs
 *  (1/2) Generating en_US.UTF-8 ... [ ok ]
 *  (2/2) Generating fr_CA.UTF-8 ... [ ok ]
 * Generation complete

Appliquons les réglages à l'ensemble du système. Affichons les options disponibles:

# eselect locale list
Available targets for the LANG variable:
  [1]   C
  [2]   POSIX
  [3]   en_US.utf8 *
  [4]   fr_CA.utf8
  [ ]   (free form)

L'étoile bleue indique le réglage actuel. Changeons-le pour Canada-Français:

# eselect locale set 4
Setting LANG to fr_CA.utf8 ...
Run ". /etc/profile" to update the variable in your shell.

Finalement, nous appliquons les réglages à l'ensemble du système:

# env-update && source /etc/profile
>>> Regenerating /etc/ld.so.cache...

Vérifications des nouveaux réglages:

# eselect locale show
LANG variable in profile:
  fr_CA.utf8

Clavier (/etc/conf.d/keymaps)

Éditez le fichier /etc/conf.d/keymaps et changez la valeur de keymap pour cf si c'est un clavier QWERTY canadien-français ou pour fr s'il s'agit d'un clavier AZERTY français.

# nano -w /etc/conf.d/keymaps

Introduction à Portage

Le système Portage assume la gestion des paquets. Sa principale commande se nomme emerge. Elle remplit plusieurs fonctions dont la construction et l'installation des paquets à partir de sa source. Ce faisant, elle s'assure de l'installation de toutes les dépendances d'un paquet. Pour installer un paquet, vous lancez la commande ainsi:

(chroot) # emerge packagename

Quand vous installez un paquet en spécifiant son nom sur la ligne de commande, Portage l'enregistre dans le fichier /var/lib/portage/world. En agissant ainsi, vous vous assurez que le paquet fait partie de votre système et qu'il sera mis à jour subséquemment. Tous les paquets se trouvant dans l'ensemble world seront mis à jour le cas échéant quand vous mettez à jour tout le système:

(chroot) # emerge --sync
(chroot) # emerge -auDN @world

Ceci constitue la façon «officielle» de mettre à jour Funtoo Linux. Ci-haut, nous avons mis l'arbre Portage local à jour en le synchronisant avec celui du miroir et nous lançons ensuite la commande emerge afin qu'elle accomplisse la mise à jour des paquets de l'ensemble world. Les options demandent à emerge de:

  • a - nous afficher la liste de tout ce qui sera mis à jour tout en nous laissant le choix de procéder ou non (ask);
  • u - mettre à jour les paquets s'il y a lieu mais sans les installer à nouveau quand ils le sont déjà;
  • D - effectuer une mise à jour en profondeur en considérant l'arbre des dépendances des paquets
  • N - mettre à jour les paquets dont les paramètres USE ont changé.

On peut aussi à l'occasion inclure la mise à jour de toutes les dépendances par l'ajout de l'argument --with-bdeps=y à la ligne de commande. Si on souhaite cette forme de mise à jour à chaque fois que nous mettons à jour world, il suffit d'ajouter l'option au fichier /etc/portage/make.conf:

/etc/portage/make.conf
# Maximum de compilations incluant dependances

EMERGE_DEFAULT_OPTS="--jobs 5 --load-average 5 --with-bdeps y"

Il arrive parfois des situations où nous ne voulons pas ajouter un paquet à l'ensemble world lors de son installation:

  • Nous voulons l'installer temporairement;
  • Il s'agit simplement d'une dépendance d'un autre paquet;
  • Nous ne voulons pas que le paquet soit automatiquement mis à jour en même temps que le système.

On installera alors le paquet de cette manière:

(chroot) # emerge --oneshot packagename
Note

--oneshot peut s'abréger -1. C'est le chiffre un. Il y a un wiki sur la commande emerge.

Mise à jour du système

Profitons de l'occasion pour mettre à jour tout le système. D'autant plus que cela s'avère une très bonne idée que de le faire avant le premier démarrage de Funtoo Linux.

(chroot) # emerge --sync
(chroot) # emerge --ask --update --deep --newuse @world
Important

Soyez attentif aux messages émis à la fin de la mise à jour. Suivez à la lettre les instructions données. C'est particulièrement vrai si perl ou python est mis à jour.

Configuration et mise en place du noyau

Aucun système Funtoo Linux ne peut fonctionner sans noyau. C'est le cœur du système, son moteur. Le chargeur d'amorçage interpelle ce dernier lors du démarrage. Le noyau sert d'interface entre les composants matériels et il permet l'exécution des différentes applications installées.

Le noyau se doit d'être convenablement configuré afin de prendre en charge les unités de disque, les systèmes de fichiers, les cartes réseau, etc... Les utilisateurs expérimentés de Linux ont la possibilité de choisir un noyau à installer, le configurer et le mettre en place. En fait, c'est la façon traditionnelle d'installer un noyau quand on met en place un système bâti à partir de sources, un système tel Funtoo Linux.

Funtoo Linux a pris en considération les utilisateurs moins expérimentés, voire débutants. C'est pourquoi Funtoo Linux met à la disposition de tous un noyau de type universel. Il s'agit d'un paquet constitué de «ebuilds» qui génèrent automatiquement les modules et le fichier «initramfs» garantissant ainsi un démarrage sans faille et un système capable de conjuguer avec tous les composants matériels. Voyons comment réaliser ceci en toute simplicité et le plus facilement possible.

Les ensembles de paquets

Nous avons abordé le concept des ensembles de paquets à la section Introduction à Portage. En plus de world, il y a aussi system. Cela nous permet donc de mettre le système à jour dans son entièreté avec world ou simplement une partie de celui-ci avec system. Ce dernier ensemble ne regroupe que les paquets formant le système de base.

Le concept des ensembles de paquets ne s'arrête pas là. Nous pouvons l'étendre à d'autres paquets en créant d'autres entités du même genre. Si nous voulons que le noyau ne soit pas mis à jour en même temps que tout le système, nous créons un ensemble que nous nommerons kernel. Le nom n'est pas arbitraire.

L'ensemble Kernel

Pour créer cet ensemble, nous exécutons les commandes suivantes:

(chroot) # mkdir /etc/portage/sets
(chroot) # echo sys-kernel/debian-sources > /etc/portage/sets/kernel

Maintenant indiquons à Portage que nous voulons créer un noyau «universel» et le fichier initramfs. Nous allons installer le noyau debian-sources. Afin que Portage construise le fichier initramfs en même temps qu'il bâtit le noyau, nous utilisons un USE flag conçu à cet effet. Il se nomme binary.

(chroot) # install -d /etc/portage/package.use
(chroot) # echo "sys-kernel/debian-sources binary" >> /etc/portage/package.use/kernel
Note

Nous avons créé un répertoire package.use dans lequel nous avons déposé un fichier contenant le nom du paquet et son USE flag. Nous aurions pu le faire directement dans un fichier du même nom que le répertoire. Voir le manuel man portage.

Les USE flags sont des indicateurs qui nous donnent la possibilité de configurer les options de compilation d'un paquet selon nos besoins exacts. Vous vous familiariserez avec cette fonctionnalité au fur et à mesure que vous utiliserez Funtoo Linux. Le USE flag binary a été créé pour debian-sources ainsi que pour d'autres ebuilds de noyau afin que les nouveaux utilisateurs de Funtoo Linux aient un système opérationnel le plus facilement possible.

Mise en place du noyau

Note

Voir Funtoo Linux Kernels pour une liste complète des noyaux supportés par Funtoo Linux. Nous recommandons debian-sources aux nouveaux utilisateurs.

Important

debian-sources compilé avec le USE flag binary requiert à tout le moins 14GB d'espace libre dans /var/tmp et prend environ 1 heure à être compilé et mis en place quand la machine tourne sur un processeur Intel Core i7.

Installons le noyau:

(chroot) # emerge -1 @kernel
Important

Le paramètre -1 fait en sorte que le paquet déclaré dans l'ensemble kernel, indiqué par @kernel sur la ligne de commande, ne se retrouvera pas dans l'ensemble world. Cela permet d'effectuer la mise à jour du noyau indépendamment des autres paquets constituant le système Funtoo Linux prévenant ainsi que le noyau soit mis à jour en même temps que le système.

La mise en place d'un noyau opérationnel et fonctionnel à l'aide du USE flag binary est à la fois simple et coûteux. C'est coûteux en terme de temps de compilation. Le noyau sera configuré pour soutenir toute la quincaillerie que Linux supporte. Cela prendra beaucoup de temps sur des machines lentes. C'est la raison pour laquelle il est important que la variable MAKEOPTS soit bien initialisée dans /etc/portage/make.conf. Voir la section /etc/make.conf.

Note

Utilisateurs de la carte NVIDIA: le USE flag binary installe le pilote Nouveau. Il ne peut pas être chargé en même temps que les pilotes propriétaires quand le système est en marche. Ceci en raison du support graphique KMS (Kernel Mode Setting). Vous devez donc le blacklister via /etc/modprobe.d/.

Warning

Il pourrait arriver que le noyau debian-sources n'inclut pas certains modules. Consultez genkernel si vous êtes dans l'obligation de procéder selon cette alternative. Voir également le document sur le matériel compatible.

Quand toute cette phase de mise en place aura complété ses tâches, vous aurez un noyau tout neuf et son fichier initramfs installé dans la partition /boot. Les headers se retrouveront dans le répertoire /usr/src/linux. Vous êtes maintenant prêt à installer et configurer un chargeur d'amorçage, la prochaine étape dans l'installation de Funtoo Linux.

Installation du chargeur d'amorçage

Ces instructions d'installation montrent comment utiliser GRUB pour démarrer en utilisant soit BIOS ou soit UEFI. Depuis la sortie de boot-update-1.7.2, les étapes sont très similaires.

En premier lieu, vous installez boot-update. Cette installation inclut grub-2 et efibootmgr puisque ces paquets en sont dépendants:

(chroot) # emerge boot-update

Ensuite, éditez /etc/boot.conf avec nano et choisissez "Funtoo Linux genkernel" comme réglage par défaut à la place de "Funtoo Linux".

Voici un exemple du fichier /etc/boot.conf après modifications:

boot {
	generate grub
	default "Funtoo Linux genkernel" 
	timeout 3 
}

#"Funtoo Linux" {
#	kernel bzImage[-v]
#}

"Funtoo Linux genkernel" {
	kernel kernel[-v]
	initrd initramfs[-v]
	params += real_root=auto 
} 

#"Funtoo Linux better-initramfs" {
#	kernel vmlinuz[-v]
#	initrd /initramfs.cpio.gz
#}

Consultez le manuel sur boot.conf, commande man boot.conf, pour les autres options disponibles, par exemple si vous avez installé et configuré votre propre noyau.

Démarrage (BIOS) MBR

Pour démarrer sur une carte mère BIOS, installez GRUB et créez son fichier de configuration ainsi:

(chroot) # grub-install --target=i386-pc --no-floppy /dev/sda
(chroot) # boot-update

Démarrage (UEFI)

Pour démarrer sur une carte mère UEFI, voici comment installer GRUB et créer son fichier de configuration selon l'architecture:

Architecture x86-64bit:

(chroot) # grub-install --target=x86_64-efi --efi-directory=/boot --bootloader-id="Funtoo Linux [GRUB]" --recheck /dev/sda
(chroot) # boot-update

Architecture x86-32bit:

(chroot) # grub-install --target=i386-efi --efi-directory=/boot --bootloader-id="Funtoo Linux [GRUB]" --recheck /dev/sda
(chroot) # boot-update

Premier démarrage et ultérieur

Vous n'exécutez grub-install qu'une seule fois, soit lors de l'installation de Funtoo Linux. Par contre, vous devez régénérer le menu GRUB, boot-update, à chaque fois que vous ajoutez un noyau ou modifiez le fichier /etc/boot.conf.

Configuration du réseau

La configuration de l'accès au réseau n'a jamais été aussi facile. Il y a trois approches de configuration:

  1. NetworkManager
  2. dhcpcd
  3. Script Funtoo Linux Networking

Wifi

Via NetworkManager

Nous recommandons fortement NetworkManager comme gestionnaire d'accès au réseau lorsque vous utilisez une connexion sans-fil. Funtoo Techonologies en offre une version entièrement fonctionnelle même en mode CLI (ligne de commande). Vous avez ainsi l'avantage de pouvoir l'utiliser sans la présence d'un environnement graphique ou de l'applet Network Manager. Suit la séquence des commandes à exécuter pour en réaliser sa mise en place.

(chroot) # emerge linux-firmware
(chroot) # emerge networkmanager
(chroot) # rc-update add NetworkManager default

Ci-haut, nous voyons que le paquet linux-firmware a été installé. C'est une collection de firmwares de plusieurs composants matériels dont les adaptateurs WiFi. Nous avons également installé NetworkManager en tant que gestionnaire de connexion au réseau et nous l'avons inscrit aux services à lancer au démarrage de Funtoo.

À la suite de l'installation de networkmanager et après avoir redémarré Funtoo, la commande addwifi sera l'outil à utiliser pour configurer une connexion sans-fil.

# addwifi -S wpa -K 'motdepassewifi' monréseauwifi

Dans l'exemple ci-haut, la commande addwifi configure et établit la connexion à un réseau sans-fil WPA/WPA2 nommé «monréseauwifi» protégé par le mot de passe «motdepassewifi». Les données de configuration sont enregistrées dans /etc/NetworkManager/system-connections . Elles sont donc mémorisées afin d'être réutilisées à chaque démarrage de NetworkManager.

Vous n'avez à utiliser cette commande qu'une seule fois pour chaque réseau WiFi auquel vous vous connectez.

Via wpa_supplicant

Si vous ne désirez pas avoir recours à NetworkManager ou wicd, vous pouvez établir une connexion sans-fil avec wpa_supplicant.

Commencez par l'installation du paquet:

(chroot) # emerge -a wpa_supplicant

Ensuite, éditez le fichier de configuration /etc/wpa_supplicant.conf:

network={
ssid="MyWifiName"
psk="lol42-wifi"
}

network={
ssid="Other Network"
psk="6d96270004515a0486bb7f76196a72b40c55a47f"
}

Vous complétez le tout en activant les services wpa_supplicant et dhcpcd au démarrage du système:

(chroot) # rc-update add dhcpcd default
(chroot) # rc-update add wpa_supplicant default

wpa_supplicant vous connecte à votre réseau sans-fil ou vos réseaux sans-fil et dhcpcd obtient une adresse IP.

Connexion filaire

Quand vous utilisez une connexion filaire Ethernet DHCP, c'est souvent le cas à la maison et très fréquent avec l'usage d'un poste de travail fixe, la façon la plus simple et la pus pratique pour établir une connexion est de faire appel au service dhcpcd que vous lancez au démarrage du système.

(chroot) # rc-update add dhcpcd default
Note

Le paquet dhcpcd fait partie du système de base mis en place par le Stage3.

Serveurs, adresse IP statique

En ce qui concerne les serveurs, nous recommandons les scripts Funtoo Linux Networking. Ils sont optimisés pour les configurations statiques et les ponts Ethernet pour les installations virtuelles. Consultez le guide Funtoo Linux Networking pour apprendre à utiliser les modèles de configuration réseau fournis par le système Funtoo Linux.

Finalisation et redémarrage

Nous voici rendus à l'étape finale de l'installation de Funtoo Linux. Il nous reste à créer un mot de passe pour l'administrateur afin d'être en mesure de nous identifier au système et de pouvoir l'utiliser. Nous créerons un code d'utilisateur régulier quand nous aurons redémarré le PC avec le système nouvellement installé.

(chroot) # passwd

Pour terminer, nous quittons le chroot, démontons les partitions Funtoo et redémarrons.

(chroot) # exit
# cd /mnt
# umount -l funtoo
# reboot
Note

System Rescue CD s'occupe gentiment de démonter toutes les partitions Funtoo. Cela s'intègre dans la séquence de fermeture de System Rescue CD.

Profils

Warning

Toutes les références de cette section ciblent des documents en Anglais.

Le concept des profils Funtoo, le nom technique est Funtoo profiles vous permet de personnaliser votre système selon vos besoins. Les Funtoo profiles servent à renseigner Portage sur vos besoins spécifiques. Il y a quatre types de profiles, flavor, and mix-ins:

arch
typiquement x86-32bit ou x86-64bit. Il est associé au processeur et à son architecture. Ce profil est défini lors de la création du Satge3 et il ne doit pas être modifié en aucun temps.
build
indique si le système repose sur une base stable ou current. current supporte les plus récentes versions des paquets alors qu'elles sont encore masquées dans stable.
flavor
sert à présicer si le système est conçu pour un serveur ou un poste de travail. Les USE flags sont configurés en fonction de l'usage du PC et vos besoins.
mix-ins
définit les réglages optionnels auxquels vous seriez intéresser, par exemple un environnement de bureau.

Une seule option de arch, build et flavor ne peut être déclarée par système. Vous pouvez cependant définir autant d'options mix-ins que vous en souhaitez.

Plusieurs profils héritent d'autres profils. Par exemple dans le profil flavor, desktop hérite de workstation qui en retour hérite de X et audio du profil mix-ins.

Liste des profils installés:

(chroot) # eselect profile list

Modification du profil flavor:

(chroot) # eselect profile set-flavor 7

Ajout d'un profil mix-ins:

(chroot) # eselect profile add 10

La suite

Warning

Toutes les références de cette section ciblent des documents en Anglais.

Les nouveaux utilisateurs de Funtoo Linux sont invités à consulter le wiki Funtoo Linux First Steps. Il vous aidera à faire connaissance avec ce nouveau système. Il y a aussi une catégorie regroupant la documentation officielle. Vous y trouvez des tutoriels, guides et autres types de documentation officiellement maintenus et en rapport avec l'installation et l'opération de Funtoo Linux.

Nous offrons aussi un certain nombre de pages documentaires sur différents aspects dédiés à la mise en place et au rodage d'un système complet.

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